<em>Voir double - D gris</em>Voir double - D gris 4 éléments chacun 93,5 x 103,4 x 26,1 cm, 2009.

Daniel BUREN


Daniel Buren est un artiste Français, né en 1938 à Boulogne-Billancourt.

Daniel Buren développe, dès le début des années 1960, une peinture de plus en plus radicale qui joue à la fois sur l’économie des moyens mis en œuvre et sur les rapports entre le fond (le support) et la forme (la peinture).
En 1965, il peint des tableaux qui mêlent formes arrondies et bandes de tailles et de couleurs diverses. Peignant déjà sur des tissus rayés, il se tourne vers une toile de store à bandes verticales alternées, blanches et colorées, d’une largeur de 8,7 cm. Ce support le fascine car il lui permet d’aborder l’art d’une manière impersonnelle.
Peu à peu, Daniel Buren veut réduire son intervention picturale pour arriver à ce qu'il appelle le « degré zéro » de la peinture.
Le 3 janvier 1967 lors du « 18e Salon de la Jeune Peinture » Il invite 3 de ses amis : Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni formant ainsi le groupe B.M.P.T. Lors de cette journée, les artistes produiront leurs œuvres sur place (des toiles de 2,50 m sur 2,50 m) : une toile rayée verticalement pour Buren, une toile blanche et marquée en son centre d’un cercle noir pour Mosset, la toile de Parmentier est traversée de larges bandes horizontales, et enfin celle de Toroni est marquée à intervalles réguliers de l’empreinte d’un pinceau n°50. Une fois les œuvres exposées et l’exposition ouverte, les artistes décrochent aussitôt leurs œuvres et affichent la banderole : « BUREN MOSSET PARMENTIER TORONI N'EXPOSENT PAS ».
Le groupe se sépare en Novembre 1967.

Une fois redevenu indépendant, Daniel Buren mène une réflexion sur la peinture, sur ses modes de présentation et, plus largement, sur le mur, l'espace et le problème de l'exposition.

Ses œuvres interrogent bientôt systématiquement 2 notions qui sont pour lui liées :

- le lieu qui les accueille et pour lequel elles sont conçues, d’abord la rue, dès 1967, puis la galerie, le musée, le paysage ou l’architecture. Ce travail lui permet d’inventer le terme « travail in situ », qui caractérise depuis une grande partie de ses interventions.
- le spectateur qui va pouvoir découvrir ou redécouvrir un lieu au travers de ses installations.